ELIANE KARAKAYA – Artiste Plasticienne

Eliane Karakaya – Ruckenbrod vit et travaille à Strasbourg - France

Depuis février 2002 elle se consacre exclusivement à la peinture.

Formation d’Architecte d’intérieur à l’Ecole supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg.

Licence d’Arts plastiques : Université des Sciences humaines de Strasbourg.

Galeries et Salons:

2011 : WALL FOR PEACE PROJECT – Art Fair Istanbul -Turquie
2010 : Artiste permanent à la Galerie MANNSFELD – Colmar – France
20th ISTANBUL ART FAIR - WALL FOR PEACE PROJECT – Turquie
Marché d’Art Contemporain Paris Bastille - France
ART PRAGUE – République tchèque
ARTPOSITION – Suisse
Juin 2009 : Galerie CONCORDE - France
2007- 2008 -2009 : Galerie KUNST UND GARTEN - Allemagne
2008 : CONCEPT LA GRANGE – Weyersheim - France
Depuis juin 2008 : Galerie ARMIN GRÄFF– Karlsruhe- Allemagne
Jusqu’en 2006 : Galerie WOLM’ART - France
2007 : AKD CONCEPT - Château d’Osthoffen – France
2007 : AKD CONCEPT - Metzig – France

Expositions personnelles :

2011 : Centre Hospitalier SCHWEITZER – Colmar – France
Salle de la DECAPOLE – Turckheim – France
CINE BUSSIERE – Strasbourg - France
2010 : Centre Hospitalier PASTEUR - Colmar – France
2008 : Chambre des Métiers d’Alsace - France
2007 : Cour des BOECKLIN - Alsace - France
2007 : Au GSA - Strasbourg – France
2004 : Centre Hospitalier ADASSA - Strasbourg - France
2003 : CCI de Colmar – France

Prix :

2011 : Lauréate du prix d’aquarelle HAHNEMÜHLE Calendrier 2012 - Allemagne
2006 : Lauréate du Prix de Peinture Lézard au Soleil – Strasbourg - France
2003 : Lauréate du Prix de Peinture de Saint-Louis - Salon des 40 – France

Depuis 2003 : Dirige les Ateliers de dessin et de peinture pour adultes du CSC L’Escale – Strasbourg - France

Youtube : http://www.karakaya.fr/Contents_Site_Karakaya/Galerie_Video/Video_Force.html

Twitter : www.twitter.com/elianekarakaya

Eliane Karakaya

29 rue Kamm

67000 Strasbourg

Tél. 0388418367

Site Internet : www.karakaya.fr

e-mail : eliane@karakaya.fr

N°Ordre Maison des artistes Paris : R237515 - N° SIRET : 440 888 881 00016

   
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  Description de ma démarche artistique - Eliane Karakaya - Peintre

L’observation de la nature, ses cycles perpétuels (thèmes des « Rythmes et Forces ») et l’être humain (thème des « Mémoires Palimpsestes ») sont les deux sujets de mon travail. Je dessine essentiellement de mémoire, c’est un choix que je m’impose car il permet de me détacher de la réalité matérielle des choses, de revenir à l’émotion première, et de raconter autrement l’histoire d’un instant ou d’une émotion.

Sur mes travaux apparaissent des rais d’encre et de couleur qui animent mes toiles ; ces rais colorés parcellisent, fractionnent l’espace et s’opposent ou s’harmonisent avec les mouvements des lignes d’encre noires (ou de fusain) car je veux qu’ils évoquent des rythmes, des forces, des sons, et qu’ils engendrent une espèce de chaos avec lequel tout d’abord je me confronte, puis m’associe et me lie, pour aboutir à un certain équilibre, une harmonie.
Cette manière de faire est ma façon de questionner l’espace pictural, c’est comme si je déchiffrais une énigme. Ainsi, Je poursuis les rythmes et les lignes de forces que ressent mon regard, et, peu à peu je m’aperçois qu’une écriture nouvelle se révèle qui déconstruit puis restructure ; le dessin est alors comme une écriture qui retranscrit de manière abstraite cette végétation entrevue et j’en fais la lecture.

Ce processus dirige également le second thème que je poursuis sur les « Mémoires Palimpsestes ». Des personnages y transparaissent au travers de rais colorés ou sont recouverts en partie de lignes chaotiques et multiples. Leurs regards véhiculent à la manière d’un palimpseste, des traces de vies antérieures et singulières ; ils sont flottants presque absents mais restent interrogateurs et se présentent au spectateur comme des témoignages muets d’instants vécus. Les vêtements qu’ils portent sont à peine esquissés (signifiés) car je veux qu’ils ne se rattachent à aucune mode ni à aucun passé. Les expressions sont tirées de la vie quotidienne, de regards, d’attitudes, d’instants de vie que je note tout simplement dans ma mémoire au fil de mes déambulations.

Mon travail se divise donc, comme un dichotome dont les ramifications sont la Nature et l’Humain. Je suis en fait une glaneuse d’instants d’émotion, et ces souvenances -que je retranscrits aussi très souvent par écrit*- alimentent et font resurgir cette interrogation qui taraude mes pensées : « Comment traduire ces instants en un langage pictural du regard ? »

*Quelques pensées tirées de mes carnets de croquis, suite à diverses balades dans les forêts rhénanes (les forêts du Ried, de la Robertsau, de la Wantzenau… :
Juste avant l’orage : « Orage sur le Karpfenloch – Forêt de la Robertsau »
La terre était silence mais le combat imminent. Une lumière irradiante s’opposait à de lourds amas nuageux sombres et hurlants. Les éléments se chargèrent subitement de forces immatérielles, les arbres ployaient sous le vent.
La réflexion de multiples lueurs sur la surface miroitante de l’eau propageait une tension insoutenable pour le regard. Puis un martèlement puissant envahit les lieux et la trajectoire descendante de la pluie instaura des rythmes nouveaux dans mon champ perceptif et visuel, et inversa mes repères. Terre et Eau semblaient soudainement suspendues au Feu du ciel. (août 2008)

Suite à une promenade nocturne en forêt :
Une vibration insolite était sensible en ces lieux. Des rais lunaires formaient d’étranges coulures le long des troncs noirs des saules. L’espace se dessinait au travers de lumières froides et cristallines. Le silence installait les rythmes de la nuit. (août 2009)

Au bord de l’eau :
Au travers des herbes hautes au port hiératique, une ligne d’horizon lointaine subtilement apparaissait. Elle évoquait pour moi cet ultime repère du regard qui après de multiples escapades sur des chemins de traverse se cristallisait en pensées curieuses et vagabondes. (2009)

*Quelques unes de mes réflexions sur la picturalité, tirés de mes carnets de croquis :
- Au travers du regard, j’essaye de comprendre la nature en la dessinant. J’y recherche les éléments structurant du chaos. J’y perçois surtout des rythmes desquels résulte une certaine cohérence émotive : comme une lecture.

- Les interstices sont les éléments structurants du chaos. Sur l’espace de la toile ou du papier il faut jouer avec ces interstices comme avec les éléments d’un puzzle.

- La couleur est le vêtement de la forme, elle investit les formes d’une densité qui interroge, elle exprime plus qu’elle ne montre le frémissement de la vie. Quant à la lumière elle est le fluide qui passe d’un objet à l’autre leur donnant leur vie propre. Le flux de la couleur devient le maelstrom vital de l’expression picturale. Cette dynamique violente et forte transmet l’indicible. Toutes ces combinaisons sensibles permettent ainsi au regard d’atteindre une lecture visuelle différente, une lecture abstraite.

- Comment traduire les instants en un langage sensible du regard ?
La nature voyageuse de la lumière répond favorablement à cette question car elle a le pouvoir de vie et d’effacement sur les choses.

- Lorsque je lis un paysage naturel, je ressens toutes les interdépendances entre les éléments. Avant je les matérialisais inconsciemment par des formes qui s’entrecroisaient, se superposaient, s’accrochaient, s’opposaient. A présent, j’essaye de saisir ce qui va au-delà de mon regard et je constate que les lignes fortes s’opposent aux plans et par une force vagabonde brisent la statique structurante des composantes du paysage. Pourtant ni disharmonie, ni déséquilibre n’en découlent. Contrairement, les interstices créent des vides à travers lesquels circule une ligne de vie vagabonde qui relie les éléments et accentue leurs liens naturels.

Eliane Karakaya

Exposition RYTHMES ET FORCES

au CINE de Bussièrre – Strasbourg Robertsau 2011

Les travaux que je présente au CINE de Bussièrre sont le fruit de mes promenades dans les Forêts rhénanes. Je m’en inspire pour créer un langage pictural de couleurs et de formes. Au fil de mes déambulations dans la Forêt de la Robertsau, de la Wantzenau etc., j’observe la vie de ces écrins de verdure et de vie, et peu à peu un rythme visuel s’installe stimulé par les étendues d’eau et de lumière. Puis les images se succèdent, une « écriture/peinture » se crée qui me permettra ensuite en travaillant à l’atelier de proposer une nouvelle « lecture/image » du paysage. En ce sens, je me sens assez proche des mystiques rhénans comme Maître Eckhart qui proposait la contemplation comme réflexion car elle permettait de se détacher des images afin d’accéder à une dimension spirituelle, celle de l’âme. Ma peinture s’adresse donc à l’esprit, l’œil n’étant qu’un « organe passeur » celui du corps.

Mes acryliques et aquarelles sont ainsi animées par des rythmes colorés qui en s’opposant à des forces invisibles instaurent un rythme pictural abstrait. Un mouvement perpétuel se met ainsi en place au sein de l’œuvre et me rappelle le ressenti des émotions vécus sur le lieu.

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